Monsieur le Médecin Coordonnateur de la Zone Sanitaire Parakou-N’Dali,
Monsieur le représentant du Directeur Départemental de la Santé,
Madame la Directrice Exécutive de la Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement (FJAD),
Madame la coordonnatrice Projet de la Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement (FJAD),
Mesdames et Messieurs les responsables des formations sanitaires,
Mesdames et Messieurs les agents de santé,
C’est avec un réel plaisir que je prends la parole ce jour à l’occasion de l’ouverture de cette session de formation consacrée à la prise en charge des femmes handicapées dans l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées.
Permettez-moi tout d’abord de saluer la Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement (FJAD) et ses partenaires pour leur engagement constant en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles, en particulier celles vivant avec un handicap. À travers cette initiative, ils contribuent à faire progresser une question essentielle de justice sociale, d’équité et de respect des droits humains.
Je voudrais également exprimer ma satisfaction de retrouver la FJAD et les différents acteurs engagés dans cette dynamique d’inclusion. En effet, l’année dernière, nous avons eu l’opportunité de collaborer dans le cadre des travaux de co-création de l’argumentaire de plaidoyer qui vise à améliorer l’accès des femmes et filles handicapées aux services de santé sexuelle et reproductive. Les réflexions menées collectivement avaient abouti à l’élaboration d’un document de plaidoyer qui a été présenté aux autorités communales, notamment au Maire de la Commune de Parakou, en octobre dernier. C’est donc avec un grand intérêt que je participe aujourd’hui à cette nouvelle étape qui témoigne de la continuité des actions engagées et de la volonté commune de transformer les recommandations formulées en actions concrètes.
Mesdames et Messieurs,
La question de l’inclusion des personnes handicapées nous concerne tous. Elle ne relève pas uniquement des organisations spécialisées ou des personnes directement concernées. Elle interpelle les collectivités locales, les institutions publiques, les structures sanitaires, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et chaque citoyen. Nous ne pouvons parler de développement inclusif lorsque certaines catégories de la population continuent de rencontrer des obstacles dans l’accès à leurs droits fondamentaux.
Dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, les femmes et les filles handicapées demeurent confrontées à de nombreux défis. Au-delà des barrières physiques, elles font souvent face à des difficultés d’accès à l’information, à des préjugés sociaux, à des formes de discrimination et parfois à des insuffisances dans l’adaptation des services à leurs besoins spécifiques. Ces réalités peuvent limiter leur recours aux services de santé et compromettre leur bien-être ainsi que l’exercice de leurs droits.
Mesdames et Messieurs les agents de santé,
Vous occupez une place centrale dans la réponse à ces défis. Vous êtes les premiers acteurs de l’accueil, de l’écoute, de l’orientation, du conseil et de la prise en charge des usagers des services de santé. À ce titre, vous êtes les mieux placés pour garantir à chaque personne, indépendamment de sa situation de handicap, un accès équitable à des soins de qualité.
La formation qui nous réunit aujourd’hui est donc particulièrement pertinente. Elle permettra non seulement de renforcer vos connaissances sur les besoins spécifiques des femmes et filles handicapées en matière de santé sexuelle et reproductive, mais également de promouvoir des pratiques professionnelles qui favorisent l’inclusion, le respect de la dignité humaine et la lutte contre toutes les formes de stigmatisation.
Je suis convaincu que les échanges qui auront lieu au cours de ces deux journées permettront d’identifier des solutions adaptées aux réalités de nos structures sanitaires et de renforcer les compétences nécessaires pour offrir des services plus accessibles, plus respectueux et plus équitables.
En tant que Deuxième Adjoint au Maire de la Commune de Parakou et Président du Comité de Défense des Droits des Personnes Handicapées et du Troisième Âge, je réaffirme l’engagement de la municipalité et des acteurs locaux à soutenir toutes les initiatives qui contribuent à l’inclusion sociale et à la promotion des droits des personnes handicapées. L’accès à la santé est un droit fondamental, et nous avons tous la responsabilité de veiller à ce qu’aucune femme ni aucune fille ne soit laissée de côté en raison de son handicap.
Je voudrais enfin inviter chacun des participants à s’impliquer pleinement dans les travaux, à partager ses expériences et à tirer le meilleur parti de cette formation afin que les acquis puissent se traduire en changements concrets au sein des centres de santé de notre zone sanitaire.
Sur ces mots, je déclare officiellement ouverte la session de formation des agents de santé sur la prise en charge des femmes handicapées dans l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive et sur la lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Cette activité a été réalisée par la Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement avec l’appui financier de de Speak Up Africa dans le cadre du projet HANDI’WOMEN DSSR.

